Belles découvertes, documentaire, navet… Nouvelle plongée dans les méandres du cinéma.
Animal Totem, 2025
Résumé
Un homme traverse à pieds l’aéroport, les campagnes et la banlieue parisienne pour se rendre à un mystérieux rendez-vous, uniquement équipé de sa valise.
Mon avis
Le ton mystérieux et improbable du film nous plonge immédiatement dedans. Qui est cet homme ? Où va-t-il ? Pourquoi traîne-t-il sa valise à travers champs et forêts ? On sent qu’il a un objectif bien précis et qu’il ira jusqu’au bout. On prend petit à petit la mesure de sa mission, mais même s’il la mène à bien, je ne peux m’empêcher de penser que cela ne servira probablement pas à grand chose.
J’ai beaucoup aimé ce film décalé et engagé.
Night of the demons, 1988
Résumé
Un groupe d’adolescents organise une fête dans un ancien funérarium hanté. Ils deviennent, les uns après les autres, les pantins du démon des lieux.
Mon avis
Quel navet ! C’était tellement mauvais. On aurait pu croire que ce serait un film du genre d’Evil dead, qui compose parfaitement entre l’horreur et l’humour. Mais non, là c’est juste naze. Le scénario ne tient pas debout, les comédiens sont mauvais, les effets spéciaux tout juste passables. Dommage !
Die my love, 2026
Résumé
Grace et Jackson emménagent à la campagne, laissant New York derrière eux. Grace vit mal sa grossesse et l’arrivée du bébé, elle se sent seule et s’ennuie. Elle perd pied et Jackson, assez absent, ne peut rien faire contre sa détresse.
Mon avis
Le film est lent, teinté d’un voile crépusculaire quasi constant. On sent une ambiance lourde. Le malaise de Grace est omniprésent et palpable.
C’est la vie et ses difficultés qui sont dépeintes. C’est une mise en images d’un trouble profond, très fréquent, mais peu compris car vécu différemment par toutes les femmes : la dépression post-partum.
J’avais déjà eu l’occasion de la découvrir dans d’autres œuvres, comme la série 9-1-1 ou le roman Ainsi gèlent les bulles de savon de Marie Vareille. À chaque fois, l’approche est différente, mais le résultat est le même : une femme fragilisée psychologiquement par un épisode bouleversant de sa vie, la grossesse.
Dans Die my love, j’attendais ce dénouement heureux, ce moment où la pauvre Grace irait enfin mieux, où son mari parviendrait à la comprendre, où elle retrouverait le sentiment d’être une femme libre, et non seulement une mère piégée dans un nouveau rôle pour lequel elle n’était pas prête. Cette fin heureuse n’est pas advenue. La conclusion de son histoire m’a bouleversée.
Dust Bunny, 2026
Résumé
Aurora, placée en famille d’accueil, vit dans une angoisse perpétuelle, car un monstre vit sous son lit et il finit toujours par dévorer ses parents. Elle rencontre son voisin, qu’elle croit avoir vu tuer un dragon. Elle l’engage donc pour détruire ce monstre.
Mon avis
Ce film était super. L’ambiance, l’image, le style : tout est au top. J’ai adoré les décors, les costumes, le jeu des comédiens, le côté un peu rétro. C’était vraiment cool. Et en plus, c’est un casse-tête ! Que se passe-t-il ? Quel est ce monstre ?
Comme le voisin, on pense longtemps que le monstre n’est que l’imagination d’Aurora. Quel revirement quand finalement le voisin et les assassins le voient aussi ! C’était époustouflant. Encore une histoire de trouble psychologique, de traumatisme de l’enfance. Et quelle belle façon de la mettre en lumière que de réaliser un chef d’œuvre pareil.
Le grand bleu, 1988
Résumé
Enzo et Jacques s’affrontaient pour être le meilleur plongeur en apnée quand ils étaient enfants, ils s’affrontent de nouveau adultes.
Mon avis
Quel beau film, long, certes, mais immersif. Il y a cette diversité de paysages, ces accents, de l’humour, de l’amour, de l’amitié, des dauphins !
Je trouve les personnages attachants, la candeur et la singularité de Jacques intrigantes, et cette proximité avec la mer presque sensuelle, mais surtout irrationnelle. Leur environnement et leur histoire ont forgé leur identité, mais ils ont ce rapport à la plongée qui leur appartient et que personne ne peut comprendre. Jacques, en fin de compte, est vu comme un extraterrestre, ou un poisson, et il se sent peut-être plus seul qu’on peut le penser. Et Enzo vit avec cette jalousie maladive, il veut à tout prix être le meilleur. Ils sont compliqués.
Belle (re)découverte, même si la fin me laisse une impression mitigée. Je préfère choisir l’espoir : le dauphin le fait remonter ! Et la musique joue aussi son rôle, une merveille ! Magnifique film que petite, je n’avais sans doute pas vu pleinement.
Orang-outan, 2026
Résumé
Documentaire sur les orangs-outans de Sumatra.
Mon avis
Comme pour tous les documentaires, a fortiori adressés aux enfants, la voix off est parfois assez agaçante ! Mais elle peut se montrer aussi amusante.
Ce n’est pas le propos. Ce documentaire nous offre une vision de ces grands singes majestueux dans leur habitat naturel, et c’est magnifique. Il y a quand-même une interprétation de leur mode de vie un peu trop anthropomorphisée, mais ça passe.
En plus d’être émerveillée de découvrir les orangs-outans de cette façon, je suis impressionnée par les capacités techniques qu’il a fallu déployer pour pouvoir les observer ainsi sans les déranger.
J’ai appris quelques petites choses sur les orangs-outans et leur façon de vivre. Je les ai surtout contemplés. Il n’y a qu’une faible mention de l’importance de préserver leur lieu de vie. Aucune image de la déforestation massive qui les extermine. Est-ce une bonne chose ? Je ne sais pas. Ça cache peut-être la réalité du monde au jeune public qui regarde ce genre de documentaire sur Disney+.
Preschool, 2026
Résumé
Deux pères de famille préparent leur enfant, depuis la naissance, à devenir exceptionnel pour pouvoir intégrer la maternelle d’élite. Malheureusement, il n’y a qu’une seule place disponible.
Mon avis
Excellente comédie satyrique sur le mérite, le népotisme, la lutte des classes et la parentalité.
Il y a beaucoup d’humour, de situations absurdes, de faux pas guidés par des normes sociétales écrasantes.
J’ai beaucoup aimé l’idée et la conclusion de l’histoire qui est la plus saine que les auteurs pouvaient trouver. Jolie découverte.
Sœurs et demi, 2026
Résumé
Anaïs est flic et vit en solitaire. Son quotidien est bousculé quand elle apprend qu’elle est devenue la tutrice légale de sa demi-sœur dont elle ignorait l’existence.
Mon avis
Jolie idée, ici aussi. On nous présente des personnages authentiques, attachants et surtout, un concept intéressant : une ado surdouée capable d’aider sa sœur dans des enquêtes de police. C’est chouette, dynamique et intergénérationnel. La première amie de la petite est une vieille dame excentrique de l’étage du dessus ! C’est très cool.
Ce film ressemble à une sorte de pilote de série. J’espère qu’ils iront plus loin.
À force de découvrir des films aussi variés, je devrais être capable de ne plus aller vers les bouses 🤣. On verra lors de la prochaine tournée !