Innocence des enfants, mantras des parents et romances

Publié le 11/08/2026 dans Lectures.

Les boîtes à livres dans les villes et villages peuvent parfois se révéler être de véritables coffres aux trésors. Les derniers livres que j’ai eu l’occasion d’y découvrir ont constitué de belles lectures.

La promenade de Julie de Satoshi Kitamura

Résumé

Couverture du livre pour enfants La promenade de Julie représentant une petite fille dans la rue, dessinée au centre de l'image, avec son chien et un dragon dans une bannière en haut.

Julie adore se promener avec son chien, Nic. Quand la fillette s’amuse et se balade paisiblement, Nic ne voit autour de lui que des choses effrayantes qui le poursuivent jusque dans ses rêves.

Mon avis

Il s’agit d’une histoire très simple dans laquelle il ne se passe pas grand chose. Toute la force du livre réside dans le fait que, pendant que Julie vogue paisiblement, Nic vit des aventures incroyables. Cela se traduit par le fait que la lecture, faite par un parent à son enfant, est tranquille, tandis que l’enfant regarde des images qui racontent tout autre chose : le chien qui voit un dragon dans les poubelles ou une boîte aux lettres avec de grandes dents. C’est une bonne histoire à raconter aux petits.

Sheltie en danger de Peter Clover

Résumé

Couverture du livre pour enfants Sheltie en danger représentant le dessin d'une enfant et d'un poney couchés sous une couverture dans la paille.

Sheltie est un poney shetland très joueur et très protecteur envers Emma. Alors qu’elle passe à travers la glace sur l’étang gelé, il n’hésite pas à aller la chercher.

Mon avis

Cette petite nouvelle fait partie d’une série, mais il n’est pas nécessaire d’avoir lu les précédents tomes pour comprendre les relations entre les personnages.

J’ai beaucoup aimé la personnalité du poney, qui me fait penser à ce bon Pégase. Il y a quelques dessins tout au long de l’ouvrage et la structure dramaturgique est parfaitement menée et équilibrée. Un jeune lecteur n’a aucune difficulté à comprendre tout ce qui advient et à ressentir les émotions intenses des personnages. Cela m’a également touchée. Autrement dit, c’est une histoire qui s’adresse à tout le monde. Sheltie est un bon poney 🐴.

La vie en rose avec nos enfants de Dominique Glocheux

Résumé

Couverture du livre La vie en rose avec nos enfants représentant le dessin d'une petite barque dont la voile est un cœur rose.

Manuel regorgeant de 436 propositions pour amener du bonheur dans la famille.

Mon avis

À première vue, le livre se présente comme une pile de bonnes idées pour rendre nos enfants heureux. En fin de compte, on a plus une sorte de compilation de préceptes, d’astuces ou de conseils qui s’adressent aussi bien au bonheur des enfants qu’à celui des parents. Parfois, on sent que c’est guidé vers le bien de l’enfant. Parfois, il y a du lâcher prise vis à vis des responsabilités des parents.

Cet ouvrage ne m’a pas apporté grand chose. Il me semble qu’il s’agit plus de rappeler quelques éléments de bon sens à avoir dans la vie en général. Cela dit, c’était assez simple à lire et ça pouvait amener quelques réflexions. C’est toujours intéressant et bon à prendre.

Quelques exemples de conseils issus de l’ouvrage (pas forcément ceux qui m’ont marquée, car j’ai oublié de les noter et j’ai déjà remis le livre dans la boîte du village 🙄) :

Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer

Résumé

Couverture du roman Quand souffle le vent du nord représentant une photo noir et blanc d'une femme qui a les cheveux au vent.

Emmi se trompe d’adresse électronique quand elle essaie de résilier un abonnement de magazine. C’est Léo qui reçoit son message. Il lui signale l’erreur, elle s’excuse et ils entament une relation épistolaire par échanges de mails. Au fil du temps, ils sont de plus en plus fascinés l’un par l’autre, mais ne souhaitent pas se rencontrer et briser la magie des mots.

Mon avis

J’ai beaucoup aimé ce roman qui démarre sur une idée assez originale. La relation entre les personnages évolue de manière assez fulgurante et certains rebondissements sont tout aussi frustrants pour le lecteur que pour les protagonistes.

Je trouve néanmoins que certaines réactions sont abusives et il me semble que, dans la vraie vie, une telle fascination et un tel attachement ne peuvent exister de la sorte. Ce n’est pas réaliste. En effet, les relances incessantes de la fille, sa façon de passer ses nerfs sur son correspondant quand il ne répond pas, sont autant de raisons de se méfier et de ne pas s’attacher à quelqu’un, me semble-t-il. Car dans ce roman, certains passages pouvaient paraitre assez violent. De même, les silences et approximations du type rendraient chèvre n’importe qui !

Il y a également beaucoup de non-dits et de quiproquos qui nous font un peu trop tourner en bourrique. Cela dit, j’avais très envie de voir où cette histoire allait les mener et c’est pourquoi j’ai poursuivi l’aventure avec le tome 2.

La septième vague de Daniel Glattauer

Résumé

Couverture du roman La septième vague représentant une photo noir et blanc d'une femme en robe sur la plage, vue de dos.

Emmi et Léo poursuivent leur correspondance par mails avec une certaine pudeur. Le départ de Léo et son installation avec sa nouvelle petite amie sont difficiles à digérer pour Emmi qui, de son côté, chamboule toute sa vie. Ils se décident néanmoins à enfin se rencontrer, en amis.

Mon avis

La conclusion de cette correspondance originale est plutôt réjouissante. Les passages vécus dans la vraie vie ne sont aperçus par le lecteur que par le discours qui en est fait des deux protagonistes dans leurs lettres. Ce style narratif apporte beaucoup de force au récit.

Les deux tomes de cette romance étaient un peu longs, mais finalement bien immersifs. Et j’aime beaucoup que les titres fassent référence à des concepts plutôt abstraits qui prennent tout leur sens dans la lecture de leurs échanges intimes.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu d’ouvrage totalement épistolaire, j’étais curieuse de redécouvrir ce genre. C’était une bonne lecture.

💖 Se le dire enfin et Compter les couleurs d’Agnès Ledig

Résumé

Couverture du roman Se le dire enfin représentant le dessin très coloré d'une forêt verdoyante.

Édouard laisse sa femme sur le quai de la gare de Vannes, sans préméditation, ou presque. Une lettre, reçue de son amour de jeunesse, pèse lourd dans ses affaires et dans son cœur. Une vieille romancière en route pour la forêt de Brocéliande lui souffle l’idée de pouvoir y trouver les réponses à ses questions. Il y rencontre alors de nouvelles personnes, qui vont prendre une place importante dans son renouveau, dans sa façon de se retrouver.

Mon avis

Excellent roman sur la recherche de soi, la mise à plat et l’effacement du passé pour se concentrer sur le présent et imaginer un peu le futur.

J’ai apprécié le style, l’ambiance, les personnages, le sujet, le dénouement. Il était assez étonnant d’avoir affaire à un narrateur omniscient qui ne nous délivrait que les informations relatives à un personnage en particulier, à un instant donné, et parfois même de manière parcellaire. Même avec le chat ! Tout finit par se recouper à la perfection.

Coup de cœur pour cette romance bretonne qui naît dans les rues de Rennes, s’endort pendant trois décennies et revient à la vie au cœur de la forêt de Brocéliande et sur une plage idyllique des Côtes-d’Armor 💕.

Couverture de la nouvelle épistolaire Compter les couleurs représentant le dessin très coloré d'une fenêtre de boutique avec vue sur la mer.

J’ai cherché à lire ce roman, car j’étais tombé sur son complément, Compter les couleurs, qui réunit les pages des journaux intimes d’Édouard et de son âme sœur. Ce deuxième ouvrage n’est pas indispensable pour la compréhension de l’histoire, mais il est mentionné à la fin du roman et il est intéressant de découvrir tout ce que les deux personnages se sont partagés.


J’ai encore énormément de livres à découvrir (j’attends ma nouvelle liseuse) !

Je me sens parfois émerveillée par le nombre incroyable de romans, bandes dessinées ou nouvelles, recueils de poésie et essais, qui peuvent paraître chaque année. Qui sont tous ces auteur·e·s, d’où leur vient leur talent et comment ont-ils atterrit sur le bon chemin de l’édition ?

Mais parfois, aussi, je pense qu’il est injuste que les livres de certains opportunistes dépourvus de talent, qui ne font que brasser du vent (les personnalités politiques notamment…) puissent aussi se retrouver dans les librairies.

J’aime découvrir des nouveautés et varier les genres, mais il y a des limites aussi 😅.

Akemi no Sekai
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